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Depuis plus de 30 ans, Henri Beaufour est un artiste en retrait des institutions et du marché de l’art, hors du système de l’art.

Rien de ce qu’il donne n’a été fondé sur le calcul, ni même le besoin de s’inscrire dans un champ artistique, mais bien sur la spontanéité et la nécessité impérieuse de créer.

Aujourd’hui, l’artiste est prêt à partager son travail avec le public.

 

Dès son plus jeune âge Henri Beaufour porte en lui l’intime conviction qu’il sera sculpteur. Après des études d’Arts and Sciences aux États-Unis, indompté, de retour en France, il se prépare à ce métier de sculpteur, il dessine et travaille dans une chaudronnerie à Houdan pour se former à la soudure puis dans une fonderie dans la Sarthe. En 1990, le jeune homme part à Pietrasanta et se  mêlant aux sculpteurs locaux, il y apprend les gestes ancestraux de la taille du marbre pratiquée ici depuis l’âge de bronze.

De cette époque, une grande variété d’œuvres voit le jour, certaines sont magistrales et s’imposent comme telles, d’autres libérées de toutes contraintes manifestes, révèlent le caractère propre du talent de l’artiste. De ces sujets de marbre se dégagent à la fois une grande force et une paisible puissance.

D’aucuns de ces ouvrages jalonnent quelques lieux publics ou privés notamment en Toscane, car l’artiste aime à donner ce qu’il crée. Au cours de cette période, il réalisera bon nombre de gravures avec un savoir-faire maîtrisé. La virtuosité du trait de crayon d’Henri Beaufour fait naître des êtres animés qui quelque soit leur posture laisse entrevoir les tourments de leur âme.

Dans les années 2000, Henri quitte provisoirement l’Italie mais où qu’il soit, il est mû par cet impératif d’exécuter ce qui semble jaillir de lui-même. Il transcende les techniques de peinture, mêle les couleurs sur des toiles brutes, ne préméditant rien, ni le sujet, ni l’expérience. Il modèle aussi plus que jamais l’argile. Ses gestes sont précis, décisifs et toujours dans l’urgence de l’aboutissement.

L’artiste essaye d’autres supports, il peint des assiettes et taille désormais directement le marbre. Il va toujours à l’essentiel.

Texte écrit par Emmanuelle de Rochegonde